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Archivum Historiae Pontificiae Vol. 54

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14 - Cecile Goncalves - Mutations et adaptations de la diplomatie du Saint-Siège au Portugal

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Cécile Gonçalves

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Mutations et adaptations de la diplomatie du Saint-Siège au Portugal à l’aune des concordats de 1940 et 2004

Summarium
L’adoption du concordat en 1940 par l’Estado Novo salazariste (1932-1974) s’est traduit par un recul dans le processus de sécularisation au Portugal. Régime autoritaire et liberticide, l’État Nouveau n’a pas souhaité que les impulsions modernisatrices
de l’Église universelle affectent le Portugal et ses colonies par crainte des retombées démocratisantes. Les réformes du Concile de Vatican II (1962- 1965) n’ont été mises en oeuvre qu’après la chute de la dictature en avril 1974. Avec la Révolution des Oeillets qui renversa la dictature, le concordat a ainsi pu être amendé, notamment pour permettre le divorce aux mariages catholiques. Toutefois,
bien que son esprit soit en contradiction avec les principes défendus dans la Constitution de 1975, le «concordat salazariste» est resté en vigueur jusqu’en 2004. La loi sur la liberté religieuse de 2001 et le concordat de 2004 ont refondé les relations entre l’État portugais et l’Église catholique sur la base de la reconnaissance de la diversité religieuse et l’égalité de tous les cultes. Ce document est significatif du tournant amorcé par la papauté depuis le pontificat de Jean-Paul II, la Curie romaine envisageant désormais de prôner une «seconde évangélisation» sous le signe de la laïcité. Dans cette perspective, l’esprit qui a présidé aux négociations et
conduit à la signature du concordat de 2004 semble être aux antipodes des desseins salazaristes. Le concordat portugais de 2004 est représentatif de la manière dont l’Église universelle a su s’accommoder de l’État de droit libéral en faisant sienne «le droit à la liberté religieuse» sans toutefois avoir abandonné ses revendications de vérité et de reconnaissance sociale de celle-ci. Le concordat se présente comme la solution pour réconcilier l’Église et son temps, la papauté travaillant désormais à ce que les États adoptent une «laïcité ouverte» afin de s’exprimer en toute liberté notamment sur la question scolaire ou les questions d’éthique.

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L’adoption du concordat en 1940 par l’Estado Novo salazariste (1932-1974) s’est traduit par un recul dans le processus de sécularisation au Portugal. Régime autoritaire et liberticide, l’État Nouveau n’a pas souhaité que les impulsions modernisatrices
de l’Église universelle affectent le Portugal et ses colonies par crainte des retombées démocratisantes. Les réformes du Concile de Vatican II (1962- 1965) n’ont été mises en oeuvre qu’après la chute de la dictature en avril 1974. Avec la Révolution des Oeillets qui renversa la dictature, le concordat a ainsi pu être amendé, notamment pour permettre le divorce aux mariages catholiques. Toutefois,
bien que son esprit soit en contradiction avec les principes défendus dans la Constitution de 1975, le «concordat salazariste» est resté en vigueur jusqu’en 2004. La loi sur la liberté religieuse de 2001 et le concordat de 2004 ont refondé les relations entre l’État portugais et l’Église catholique sur la base de la reconnaissance de la diversité religieuse et l’égalité de tous les cultes. Ce document est significatif du tournant amorcé par la papauté depuis le pontificat de Jean-Paul II, la Curie romaine envisageant désormais de prôner une «seconde évangélisation» sous le signe de la laïcité. Dans cette perspective, l’esprit qui a présidé aux négociations et
conduit à la signature du concordat de 2004 semble être aux antipodes des desseins salazaristes. Le concordat portugais de 2004 est représentatif de la manière dont l’Église universelle a su s’accommoder de l’État de droit libéral en faisant sienne «le droit à la liberté religieuse» sans toutefois avoir abandonné ses revendications de vérité et de reconnaissance sociale de celle-ci. Le concordat se présente comme la solution pour réconcilier l’Église et son temps, la papauté travaillant désormais à ce que les États adoptent une «laïcité ouverte» afin de s’exprimer en toute liberté notamment sur la question scolaire ou les questions d’éthique.

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